Bon voisinage – résidents de la municipalité et Scotts Canada Ltée – reprise des rencontres – les solutions passent par les signalements

Saint-Bonaventure, le 6 octobre 2019 – C’est le mardi 1er octobre après la séance du conseil qu’a eu lieu, à la salle municipale de Saint-Bonaventure, une rencontre de bon voisinage entre des représentants de Scotts Canada Ltée (Fafard) et des résidents de la localité. Il s’agissait d’ouvrir à nouveau le dialogue entre l’entreprise et les résidents. Ceux-ci ont été informés que cette rencontre n’avait pas eu lieu récemment parce qu’aucun signalement n’avait été rapporté et que le signalement de l’évènement à la municipalité était à la base du processus de résolution.

Mme Marie-Pier Bessette, représentant l’entreprise, a animé la rencontre. Celle-ci a débuté par une présentation des opérations, de l’évolution des investissements et de la mise en œuvre des solutions aux signalements effectués par les années passées.

La rencontre à laquelle toute la population avait été invitée comportait un premier segment pour la présentation de l’entreprise et un second segment pour un échange entre les citoyens et les représentants de l’entreprise.

Lors de la présentation de l’entreprise, les participants ont été informés sur la mission de l’entreprise, sur l’organisation de la division Fafard et sur les améliorations apportées au site de production tant sur le plan de la sécurité que de l’élimination des nuisances.

Le site de Saint-Bonaventure constitue un centre de production majeur pour l’entreprise qui depuis l’acquisition par Scotts Canada Ltée a consolidé sa position de leader en Amérique du Nord.

Scotts Canada Ltée a effectué des investissements majeurs sur le site de production pour améliorer la productivité tout en réduisant les risques d’accident. Ceux-ci demeurent une préoccupation constante pour l’équipe de gestion du site. Concernant les nuisances, il a été indiqué qu’aucun signalement n’avait été rapporté dans l’année écoulée et que les problèmes identifiés suite aux signalements précédents avaient été résolus: installation de cheminées sur le tunnel de compostage, modification des horaires pour le traitement des andains de compostage, installation de mécanisme silencieux pour l’éloignement des corneilles, réduction des signaux sonores sur les équipements lourds.

Lors de l’ouverture du segment portant sur l’échange entre les citoyens et les représentant de l’entreprise, il a été mentionné que le mécanisme de signalement demeurait toujours le même et qu’il était à la base du processus de résolution des problèmes, car toute solution passe d’abord par un énoncé clair de la situation à corriger. Il a été rappelé qu’un signalement pouvait aussi s’avérer non applicable à l’entreprise d’où l’importance de signaler les symptômes ressentis, la date et l’heure. Ces informations sont essentielles pour que l’entreprise puisse déterminer si ses activités sont à l’origine de l’évènement, et dans l’affirmative qu’elle en est la cause. Il a été mentionné que par le passé certains évènements avaient pour causes des activités extérieures à l’entreprise.

Des citoyens ont exprimé le désir d’obtenir plus d’information sur les mesures effectuées par l’entreprise concernant l’aspect environnemental de l’exploitation du site. Des citoyens ont aussi exprimé l’opinion que ce type d’exploitation devrait se faire sans émanation d’odeur comme c’est le cas dans certains pays. Des citoyens ont exprimé leur amère déception pour les poussières portées par les vents .

Les représentants de l’entreprise ont mentionné que des prélèvements étaient effectués afin de s’assurer que les normes établies par le ministère de l’Environnement étaient respectées, mais que les mesures s’effectuaient seulement sur le site. La communication de ces données ne serait pas pertinente pour les odeurs ressenties hors du site. Ils ont insisté que dans tous les cas de nuisances potentielles, le processus de signalement demeurait essentiel pour assurer un suivi efficace en permettant un dialogue sur une situation factuelle.

En fin de rencontre, le sujet de l’approvisionnement en terreau des résidents de la municipalité en vrac a été abordé. Il a été indiqué que les périodes d’approvisionnements avaient été réduites à un ou deux samedis pour assurer la sécurité des résidents circulant sur site. Il a aussi été mentionné que la norme de huit verges cubes pour les clients commerciaux avait été établie en convention avec les clients de l’entreprise qui effectuaient la vente au détail.

La période d’échange a duré plus d’une heure. Elle a permis d’exposer les évènements pouvant nuire au bon voisinage entre l’entreprise et les résidents. Trois types d’évènements portant sur des nuisances ont été abordées, les odeurs ressenties en passant sur la rue Principale, les odeurs ressenties par les résidents dans les rues voisines et les poussières portées par les vents sur les résidences. Dans tous ces cas, il a été demandé aux citoyens de procéder par signalement auprès de la municipalité. Celle-ci doit rapporter les données à l’entreprise tel qu’il avait été convenu au début des rencontres de bon voisinage. C’est sur la base de ces données que l’entreprise peut effectuer la vérification des signalements et étudier les solutions possibles aux évènements constituant des nuisances fondées.

Il ressort de cette rencontre que le processus de signalement des évènements devrait être communiqué à tous les résidents. Rappelons qu’il s’agit de rapporter les symptômes, la date et l’heure à la municipalité. Celle-ci communiquera ces données à l’entreprise.

GPH pour L’Écho de mon village – Saint-Bonaventure